Portée polémique du réchauffement climatique

 

Si une grande majorité de scientifiques adhèrent à la théorie de l'effet de serre comme explication du réchauffement climatique observé depuis vingt-cinq ans, une minorité reste néanmoins sceptique quant à cette thèse.

Le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) est un organisme crée en 1988 synthétisant les travaux de milliers de chercheurs à travers le monde dans des disciplines allant de la climatologie à l'économie, en passant par les sciences sociales et la santé. Il publie des rapports tous les cinq ou six ans concernant l'état des connaissances relatives aux changements climatiques.

Les premiers rapports de cet organisme évoquaient le risque de l'implication humaine dans les modifications climatiques actuelles et à venir tout en insistant sur l'existence d'autres facteurs parfois mal connus. Toutefois, les derniers rapports du GIEC affichent des conclusions beaucoup plus nettes, allant presque jusqu'à affirmer que le réchauffement climatique est en grande partie d'origine anthropique et que l'importance de ce dernier dépend de l'émission plus ou moins grande de gaz à effet de serre, sans néanmoins omettre la contribution de certains facteurs tels que la variabilité naturelle du climat ou les variations de l'activité solaire. Des indications concernant la corrélation entre réchauffement climatique et accentuation de phénomènes météorologiques tels que pluies, tempêtes ou cyclones existent dans les rapports de cet organisme, mais de nombreuses inconnues demeurent encore.

Pour ceux que l'on nomme parfois les "réchauffistes", les rapports du GIEC sont sans appel : l'accélération du réchauffement global est en partie due à l'émission importante de gaz à effet de serre comme le CO2 (voir rubrique "Mécanisme") dans l'atmosphère par l'Homme, notamment par le biais de la production d'énergie, des transports, du bâtiment, de l'industrie ou encore de la déforestation, et ce fait doit être connu de tous en vue d'améliorer profondément certains comportements humains peu respectueux de l'environnement.

Albert Arnold Gore Jr, plus connu sous le nom d'Al Gore, homme politique et homme d'affaires américain, vice-président de Bill Clinton de 1993 à 2001 et candidat du parti démocrate lors de l'élection présidentielle américaine de 2000 est un célèbre défenseur des rapports remis par le GIEC. Ses efforts pour instaurer une meilleure compréhension du changement climatique, qu'il dit provoqué par l'Homme, avec notamment le film "Une vérité qui dérange" réalisé par David Gugenheim en 2006, lui ont valu la remise du Prix Nobel de la paix en 2007, mais également de nombreuses attaques de la part de "sceptiques" n'adhérant pas à son point de vue.

 

Al Gore

Une minorité de scientifiques et parfois d'hommes politiques se sont ainsi révélés fermement opposés premièrement à l'existence même du réchauffement planétaire, puis, lorsque les bouleversements climatiques se sont avérés indéniables, à l'idée de l'implication de l'Homme dans ces changements ; l'un de leurs principaux arguments consiste à dire que la Terre a depuis toujours connu des périodes de réchauffement et de glaciation, que le réchauffement actuel en est par conséquent probablement d'origine naturelle et qu'il serait erroné d'affirmer que l'Homme, par sa seule activité, peut modifier la composition de l'atmosphère et par extension influer dans les variations du climat.

L'un des "sceptiques" les plus connus en France est Claude Allègre : homme politique et géochimiste français, il a régulièrement affiché des positions sur le réchauffement climatique et le développement durable ayant soulevé de nombreuses controverses dans le milieu scientifique, comme dans son livre  Ma vérité sur la planète (2007).

 

Claude Allègre

De nombreux films ou reportages alimentant la controverse pullulent sur Internet, à l'image de La Grande Arnaque Du Réchauffement Climatique, dans lequel une vingtaine de scientifiques de haut niveau contestent les principaux résultats du GIEC.

Les deux groupes "d'opinions" évoqués se qualifient mutuellement et de manière régulière de lobbies (groupes de pression) tentant de conspirer pour générer un maximum de profits, et les débats font rage autour des questions climatiques.Bien qu'une grande majorité de scientifiques aille dans le sens des rapports rendus par le GIEC et s'accordent sur l'implication de l'Homme dans le réchauffement climatique, la question paraît rester entière.

Responsables des changements climatiques observés depuis vingt-cinq ans ou non, il semble évident que nous devons tout de même modifier profondément certains de nos comportements, sous peine d'endommager gravement et de manière définitive la planète sur laquelle nous vivons.

 

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