Tempêtes

 

 

 

Photographie : Thierry David

D'un point de vue statistique les tempêtes comme celles de décembre 1999 et 2009 se produisent tous les vingt à trente ans. Or entre ces deux tempêtes l'intervalle est de dix ans seulement. Alors hasard ou réchauffement climatique?

Depuis la mise en place de l'alerte météo après la tempête de 1999, c'est la septième fois que le niveau rouge est décrété. La tempête de janvier 2009, baptisée Klaus, proche du niveau de classe de l'ouragan, est comparable, voire supérieure quant à sa durée, à la tempête de 1999.

 

 

Sur ce graphique sont représentés la variation de la température moyenne de la surface de l'Atlantique tropical nord de 1930 à 2004, (cette courbe porte le nom de HadSST), et l'index de dissipation de puissance sur la même période (Atlantic PDI). L'énergie dissipée au cours de la saison cyclonique a quasiment doublé en 30 ans, et semble étroitement corrélée à l'évolution de la température moyenne de l'Atlantique tropical nord.
Source : Emanuel, nature, 4 août 2005

Les deux tempêtes en chiffres
1999 ( la tempête Martin) :

vitesse du vent 199 km/h, 238000 ha de surface de forête dévastée, 1433000 foyers privés d'electricité
2009 ( la tempête Klaus):

vitesse du vent 173 km/h, 300000 ha de surface de forêt dévastée, 1700000 foyers privés d'electricité.

Sans parler du bilan humain qui est de 33 morts pour les deux tempêtes.

Après les tempêtes, vient la peur de l'inondation. En effet les pluies ont délavé les sols et trempé les habitations à ciel ouvert. Sous la violence des vents la dune du Pilat a pu avancer vers l'intérieur des terres de 5 à 6 mètres. Quand à la forêt des Landes, d'après les premières estimations des syviculteurs, au moins 60% serait à terre.

 

 

 

Le changement climatique trouve avec cette série de tempêtes un symptôme éclatant. La ressemblance de leur causes et de leurs effets ne peuvent que provoquer de multiples interrogations. Les climatologues annocent que depuis les cinquantes dernières années le nombre de tempêtes ne s'est pas accru ; c'est l'intensité de ces tempêtes qui a augmenté. Les scientifiques restent prudents sur la question. Ils constatent toutefois le cohérence entre la prédication par le GIEC d'un climat plus chaud et l'existence de tempêtes plus intenses.

 

 

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